Modèle tonneau en genévrier

Voici un nouveau modèle plutôt particulier. Tout d'abord par sa forme inspirée du morutier suédois (j'en ai déjà réalisé un au tour, en plein manche donc, mais ici j'y ai inséré des platines et un faux ressort en inox). Ensuite par la pièce de monnaie qui décore le talon, une pièce américaine de 25 cents «Washington Quarter» de 1957, année de naissance du futur propriétaire de ce couteau. Et enfin par le bois de genévrier qui garnit son manche et que j'ai reçu en même temps que la pièce. Le genévrier est facile à travailler et il dégage une odeur épicée très agréable lors du sciage ou du poncage. La variété de nos régions (Juniperus communis) peut vivre 200 ans. Son bois au grain fin n'est pas d'une qualité rare mais est tout de même utilisé en tournerie, en ébénisterie et en sculpture d'art. On en fait des manches d'outils ou de couteaux, des tuyaux de pipes ou encore des crayons. Comme il est imputrescible, il servait jadis pour la fabrication de conduites d'eau et de piquets. C'est un antisceptique puissant qu'on brûlait dans les maisons et les lieux publics pour combattre les épidémies au XIXe siècle.

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Vu la taille des platines et du faux ressort, j'ai pratiqué des trous dans la pièce centrale afin de réduire au maximum le poids du couteau fini.

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La lame a été retouchée pour parfaitement s'insérer dans son logement.

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La lame disparaissant complètement dans le manche une fois le couteau fermé, une encoche dans la platine gauche et le bois  était nécessaire pour pouvoir atteindre l'onglet.

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Les platines sont guillochées et pas le faux ressort.

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Les plaquettes de genévrier ont été découpées à la limite de l'aubier. Le manche a donc un dos plutôt clair et un ventre plus orangé.

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Et pour finir, une croix du berger en inox garnit le manche.